Depuis 6 ans nous portons la voix des milliers de voironnais⋅es qui ont voté pour nous. Mais le maire sortant n’y apporte aucune considération : monopole de la parole en conseil, commissions vidées de leur contenu, attaques sur le terrain et dans les médias, c’est ainsi que pratique la politique celui qui se pose comme « protecteur de l’essentiel », « à la recherche de compromis honnêtes », etc. Tout questionnement de ses choix, ou même seulement de la démarche, est qualifié d' »hystérique » ou d' »instrumentalisation ».
Revenons sur quelques jalons du mandat écoulé, à travers les tribunes par lesquelles nous avons pu nous adresser aux habitant⋅es.
Novembre 2021 : ancien hôpital
Nous exprimions notre inquiétude quant à la reconversion du site : pas de concertation, des informations minimalistes délivrées au conseil, pas d’études techniques…
Depuis le site est bouclé (plus de promenades en contournant la colline et surplombant les gorges), et phagocyté pour un projets d’immobilier de standing : grosse déception pour tous les habitant⋅es attaché⋅es à ce lieux, qui y voyaient un quartier à faire vivre de diversité et d’initiatives originales…
Décembre 2021 : un an sans conseils de quartier
Les volontaires déclaré⋅es en octobre 2020 attendaient toujours de venir échanger dans cette instance ayant pour but « de renforcer la démocratie locale ». Plus d’un an sans aucune information des concerné⋅es sur cette défaillance.
Depuis 4 ans, ces conseils se réunissent… mais alors qu’ils se déclarent ouvert à toutes et tous, il est bien difficile de trouver l’information ! La page du site internet de la ville n’a pas bougé pendant des années ; aucun affichage numérique ou matériel des dates, ordres du jour ou décisions prises. C’est un point de frustration qui est ressorti lors de la fermeture du square Brameret, actée paraît-il en conseil, alors que plusieurs habitant⋅es investi⋅es dans le quartier n’en avaient rien entendu.
Février 2022 : consultation sur les rythmes scolaires déplorable
Pour demander une dérogation à l’éducation nationale et répartir les heures d’école du mercredi matin sur les 4 autres journées, la municipalité organise une « vaste concertation » ! Malheureusement, la manière de faire frustre tout le monde : une répartition des votes incompréhensible, une information bien insuffisante, des professionnels qui ne se sentent pas entendu⋅es… des réunions annulées et une décision finale du maire ressentie par beaucoup comme arbitraire !
Février 2022 : parrainage de Éric Zemmour pour la présidentielle !
Scandalisé⋅es comme beaucoup, nous avons communiqué notre indignation (avec un retard malheureux par écrit). Cette initiative est d’une symbolique terrible de la part du maire. Son mandat, il l’a reçu de la part des voironnais⋅es, qui pourtant n’ont voté qu’à moins de 7% pour le polémiste d’extrême droite. Son critère de justification : soutenir un candidat (⋅e ?) manquant de parrainage – mais ce système de parrainage a été justement conçu pour éviter les candidature farfelues ou dangereuses ! Et quand bien même : plusieurs autres candidat⋅es auraient pu être soutenu⋅es de manière moins problématique, sans faire honte à 93% des citoyen⋅nes voironnais⋅es : il doit assumer son choix comme une préférence personnelle.
Juillet 2022 : la piscine remplie de galets par surprise !
Les élu⋅es minoritaires découvraient en même temps que les habitant⋅es la condamnation des bassins extérieurs. Seul le sujet d’une « rénovation trop chère » avait été évoqué lors du vote du budget, pour lequel nous avions voté contre. Mais aucun devis, aucune solution envisagée n’a été communiquée. Et « trop cher » est avant tout une question de choix politiques.
Depuis, nous avons vu ce que ça a donné : les jeux pour enfants au coût non négligeable (mais comment comparer ?) ; ils ont attiré au début, ils amusent les petits un moment (ça change ceux qui ont une piscine chez eux), mais la plupart des familles sont globalement déçues… surtout pour les ados et les jeunes, comme d’habitude à Voiron exclu⋅es du paysage !
Janvier 2024 : un voyage à Auschwitz dissonant
Pour commémorer la rafle de la Martelière, les 35 élu⋅es du conseil étaient invité⋅es à un voyage au camp de concentration polonais d’Auschwitz.
Déjà, le coût pour la commune, l’impact écologique de l’aller-retour en avion, pour qu’un groupe déjà informé aille en représentation, cela ne nous a pas paru pertinent, alors que d’autres actions plus locales pourraient toucher bien plus de voironnais⋅es…
Mais surtout, cet hommage aux victimes du nazisme nous a paru faux en compagnie d’un maire qui n’a pas hésité à soutenir un candidat ouvertement raciste, violent et antidémocratique à la présidentielle, ou encore refusé le stand sur la foire à Réseau de Lutte contre le Fascisme pourtant implanté de longue date.
Novembre 2024 : victoire pour notre 1er procès
Dès le début du mandat en 2020, lors de l’adoption du règlement du conseil, nous avons constaté des abus de pouvoirs et procédés illégaux (laïcité, moyens de l’opposition…). De manière constructive, par tous les moyens, nous avons tâché de partager nos constats et faire respecter la loi. Ce que le maire a rejeté de manière dénigrante et humiliante.
Après 4 ans de procédure, le Tribunal Administratif nous a donné raison et condamné la ville à accéder à nos demandes et rembourser les frais de justice (l’argent des habitant⋅es) !
Mais la procédure mobilisant notre petit budget, et notre énergie, cela ne nous a pas permis d’attaquer légalement d’autres dossiers régulièrement hors des clous : c’est quelque part un jeu déséquilibré…
Février 2025 : des associations en dépendance
Présent⋅es à diverses Assemblées Générales associatives, nous voyons d’année en année les structures qui demandent des subventions de la ville ou de la CAPV rentrer dans le moule de la complaisance, allant de la sélection des projets jusqu’à la discrimination des membres perçus comme trop « politiques ».
C’est que l’accès aux aides, aux locaux, aux partenariats, aux moyens de communication, leur est accordé (ou coupé) de manière arbitraire, sans critère, sans transparence des décisions… à la tête du « client ». Certaines associations « anodines » avouent avoir perçu des subventions qu’elles n’ont même pas demandé !
Ce climat pesant nous semble un marqueur fort d’une démocratie bien malmenée…
Mai 2025 : sur le siège King Jouet ou la clôture du square Brameret, le ton se durcit
On sent que la campagne approche : les projets doivent passer en vitesse, et le mécontentement des habitant⋅es est ignoré, puis moqué et contredit.
L’affaire en cours du siège de King Jouet, sur le parking de la gare, est pleine d’étapes scandaleuses : démolition des halles sans autorisation, vente en secret du terrain à l’entreprise, permis de construire affiché à la limite des délais en pleines vacances d’été, aucune logique en terme d’urbanisme (le Plan Local d’Urbanisme prévoit la zone d’activité côté sud, cet immeuble imposant dénature le quartier historique ; la pertinence du parkings silo questionnée par le commissaire a été justifié par des études inventées), chantage à l’emploi… Quand les élu⋅es minoritaires déposent un recours contre le montage juridique et financier, celui-ci est contourné on redéposant un projet encore plus défavorable à la commune… et les travaux avancent à pleine vitesse malgré 2 autres procès.
Dans le même temps, quartier Sermorens, les riverain⋅es découvrent que leur espace vert sera fermé le soir, pour des justifications controversées (dégradations, tapage…), et certain⋅es se mobilisent contre les travaux imminents.
Un indice que la démocratie locale fonctionne mal, mais aussi les dispositifs de sécurité ?
Toujours est-il que ces voironnais⋅es (des jeunes, des mères de familles…) ne seront jamais écouté⋅es par la mairie, qui dénonce plutôt un complot (?!)
Et bien plus encore…
Il reste des bien des sujets sur lesquels revenir : voyages aux 4 coins du monde ; employé municipal condamné pour affaires mafieuses (« couvert » pendant des années ?), etc
A suivre dans une prochaine thématique… si le temps le permet !
