Les positions de notre groupe d’habitants sont attaquées avec de plus en plus de violence ces jours-ci, sur internet, dans la presse, par courrier, en conseil municipal…
On peut constater que le maire lance sa campagne avec une attitude aussi agressive que pendant les précédentes (et que pendant les conseils municipaux).
Dans ces communications, le maire et ses partenaires cristallisent la tension sur deux sujets où nous avons écouté et soutenu la parole des riverains, qui avaient été ignorés jusque là.
L’affaire du siège de King Jouet et le parking attenant en est un premier.
Petit rappel : le maire et les dirigeants de l’entreprise ont monté pendant des mois ce projet en secret, et les habitants comme leurs élus n’ont été au courant qu’une fois le permis affiché.
Personne ne savait que ce terrain était à vendre à part Julien Polat : avec lui King Jouet semble avoir doublé tout le monde.
Aucune offre publique n’est parue pour la cession de cette parcelle municipale, idéalement située à proximité de la gare et entourée de bâtiments historiques.
Depuis, le maire nous présente l’opération comme une aubaine inespérée, qu’on ne remettrait en cause qu’en ne comprenant rien (merci pour le respect).
Nous considérons cette attitude opportuniste contraire à un développement stratégique et concerté de l’urbanisme, où un cahier de charge établi ouvertement donne une chance à tous les candidats, et permet de choisir le meilleur projet pour la ville (peut-être incluant King Jouet !).
Nous n’avons rien contre l’entreprise dont le maire nous chante les louanges dans les pages de son journal et pendant le conseil municipal.
Nous souhaiterions également soutenir l’entreprise et trouver une situation idéale pour la qualité de vie de leurs employés… sans léser les autres habitants et travailleurs du centre ville.
L’entreprise a tout de même lancé des critiques acerbes à notre rencontre, posant un ultimatum en nous tenants responsables s’ils décident de quitter le territoire (tout ou rien).
Tout récemment un autre « acteur économique » s’est exprimé « sans entrer dans la polémique », le PVBC a réagi dans un communiqué, qualifié d' »inédit » par la presse, pour soutenir King Jouet et dénoncer une élue de l’opposition… qui ne fait qu’évoquer les dispositions du Plan Local d’Urbanisme. Là encore la menace est leur disparition, la faute incombant à l’opposition ?!
Bref, les tirs croisés commencent, un beau spectacle pour les voironnaises et voironnais toujours pas écoutés.
Une deuxième décision unilatérale du maire, contestée par d’autres habitants : la fermeture du square Brameret.
Des riverains découvrant la décision prononcée se sont rassemblés, décidant d’écrire une pétition.
Que quelques-uns soient sympathisants de l’opposition ou de partis politiques est-il la question ?
Pourtant M. Polat a signé une lettre en sa fonction de maire, distribuée aux habitants du quartier, pour dénoncer une « instrumentalisation » « à visage masqué » !
Ce complotisme déforme totalement la réalité, négligeant la parole et l’intelligence des riverains.
La déformation se ressent également sur sa présentation de la situation, pour justifier ses dépenses sécuritaires…
Et diaboliser « La France Insoumise » est une reprise pathétique des délires nationaux : les militants locaux n’ont-il pas aussi le droit d’exprimer leurs opinions ?
C’est encore une discrimination et elle est dangereuse.
Comme le demandait Anne Favier lors du dernier conseil municipal (quelques secondes de temps de parole) à Julien Polat, un minimum de respect de ses interlocuteurs ne serait pas de trop… Mais il était triste de voir le maire retourner la situation, se présenter comme plus gravement victime de blessures anciennes, et redevenir humiliant.
