Depuis 2020, la promesse d’un hôpital renforcé à Voiron s’est effondrée. Le nombre de passages aux urgences est passé de 10 000 en 2005 à 5 000 aujourd’hui, conséquence de la réduction des moyens. La Chambre régionale des comptes a récemment publié un rapport accablant qui pointe la dégradation de l’offre de soins et l’insuffisance des moyens mis en place.
Le 29 mai 2019, la fusion avec le CHU Grenoble Alpes a été votée par le conseil de surveillance de l’hôpital, présidé par Monsieur Polat, malgré l’opposition du personnel soignant (4 voix contre, 7 pour). Cette fusion devait préserver l’établissement, alors en déficit de 12 %, et consolider l’offre publique. Pourtant, depuis, les urgences de Voiron ferment à 18h.
Nous avons un ministre de la Santé originaire de l’Isère, qui connaît donc parfaitement la situation dramatique de l’hôpital de Voiron. Pourtant, aucune mesure concrète n’a été prise pour rétablir un service de santé accessible et efficace.
La ville a un rôle à jouer. Plutôt que de favoriser les maisons de santé où les dépassements d’honoraires sont possibles, nous demandons la création de centres de santé avec des médecins salariés, garantissant ainsi un accès équitable aux soins pour tous.
Face à cette situation critique, le Collectif Santé Voironnais appelait à manifester le 7 avril à 16h devant l’hôpital pour exiger la réouverture des urgences 24h/24 et un véritable plan de redressement.
Nous nous sommes joints à eux pour défendre notre hôpital et exiger un système de santé à la hauteur des besoins des Voironnais !
