Contexte :

La municipalité n’a pas le pouvoir d’interdire les cirques utilisant des animaux sauvages. Des délibérations en ce sens ont déjà été cassées, ailleurs, là où elles ont été prises.

La municipalité émet le voeu d’une réglementation nationale interdisant la présence d’animaux sauvages dans les cirques. Et privilégiant les cirques sans animaux. Par ce voeu, elle signale aussi qu’elle sollicitera systématiquement des contrôles pour tous les cirques avec animaux sauvages qui s’installeront sur la commune.

Mais, par ailleurs, ces derniers mois, les élus de Voiron Citoyenne ont reçu des courriers. Et normalement le reste du conseil municipal également. Des courriers au sujet d’animaux qui sont tout à fait sous la juridiction de la mairie de Voiron. Et qui ne semble pas des mieux traités non plus…

Intervention :

Nous voterons ce voeu. Et, bien que notre militantisme pour la cause animal soit plus proche de Paul Watson que de Brigitte Bardot, nous voterons pour.

Nous notons qu’il s’agit d’une vœux et non d’une délibération.

Or, il est des animaux sauvages, semi-sauvages et captifs, captifs dans ce qui semble être de mauvaises conditions, qui relèvent directement de la municipalité. Des animaux qui font l’objet de l’attention de nos concitoyens. Au point que peut-être certains d’entre vous ont reçu des courriers à ce sujet. Nous en avons reçu.

Je veux bien sûr parler des daims présents au Jardin de ville.

Je me réfère aux articles R 214-17 et suivant du code rural sur lequel se fonde ce vœu : Il est interdit à toute personne qui élève, garde ou détient des animaux de les placer et de les maintenir dans un habitat ou un environnement susceptible d’être, en raison de son exiguïté une cause de souffrances.

L’Office national de la Chasse et de la Faune Sauvage indique que le domaine vital annuel d ́un individu recouvre 100 à 200 Ha. Les estimations les plus basses en captivité parlent d’un terrain clôturé de 3 000 m2 par individu.

Soit plus du double des 1400M2 de l’actuel enclos. Enclos qui regroupe comme chacun sait, plus d’un individu.

Aussi, au regard du souci de la municipalité pour la condition animale, souci que nous partageons, comment cette situation est-elle adressée ?

Réponse :

Le maire semble surpris de notre question.  Mais il accueille assez favorablement cette intervention. Et ouvre la porte à une réflexion sur le sujet. L’adjointe au cadre de vie intervient pour signaler qu’un groupe de travail pourra se mettre en place prochainement.

Merci aux personnes qui nous ont interpellés et ont permis de faire avancer ce sujet.  Nous leur recommandons maintenant de suivre cette affaire avec attention. Et nous leur signalons que nous restons disponibles.

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