Rond-point décoré pour la Vuelta

L’annonce est tombée : Voiron accueillera le Tour de France en 2026. L’événement est populaire, spectaculaire, bien sûr. Mais à plus de 200 000 € de frais directs versés à la firme organisatrice, plus les coûts d’aménagements, installations, sécurité, il est légitime de poser une question simple : pour faire quoi ?

Habituellement, l’accueil du Tour s’inscrit dans une stratégie de développement touristique, ou dans une mise en valeur réfléchie de l’image d’une ville. Ici, aucune réalisation en ce sens ces dernières années.
Mise en œuvre d’une nouvelle stratégie d’accueil touristique en lien avec la communauté d’agglomération ? Pas vraiment.
Développement des capacités d’accueil du territoire ? Non plus.
Travail global sur une image de marque de la Ville ? Toujours pas.

Pire : Certaines décisions récentes semblent contraires à l’ambition touristique, comme l’implantation de nouveaux bâtiments très modernes dans le centre historique de Voiron. Dialogue architectural ou choc visuel ? Chacun jugera. En tout cas, et ça on pouvait aussi le prévoir au moment du Tour, la zone patrimoniale de la gare sera en travaux. Pas très accueillant !

On peut donc se demander : le Tour est-il pensé comme un levier de développement du territoire, ou comme un levier de campagne électorale ? Car si le Tour est une grande fête, il n’a pas que des avantages. Et quitte à l’accueillir, nous gagnerons à en faire plus qu’un bref coup de projecteur, qu’un divertissement ou qu’une diversion.

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