Sur les 6 ans de ce mandat, dans la continuité du précédent, le maire sortant n’a cessé d’aller à l’encontre des ses promesses, notamment en terme de constructions. Quand les ouvrages étaient justifiés, nous avons soutenu les projets… Mais bien trop souvent, nous avons été face à des projets débordant complètement d’un urbanisme réfléchi, des constructions opportunistes abîmant la cohérence de la ville, lui ôtant de ce charme auquel tous les voironnais et voironnaises sont attaché⋅es.

Les faits : une bétonisation excessive et mal maîtrisée

L’enquête sur le Plan Local d’Urbanisme (expertise de la préfecture) relève : « Voiron enregistre depuis trois ans, un développement rapide, plus rapide que les objectifs fixés dans les documents de normes supérieures » (Projet d’Aménagement et de Développement Durables du PLU 2024 de la Ville de Voiron, page 8), et une « nette accélération du rythme des autorisations depuis 2018 » (diagnostic, pages 70-71), avec par exemple « 295 logements autorisés en moyenne par an sur 2018-2022 », contre « 236 sur 2011-2022 », pour un objectif de 131 logements par an (Schéma de Cohérence Territoriale de la Grande région de Grenoble)

Le patrimoine du centre ville à l’abandon ou démoli

Parmi les enjeux cités dans le diagnostic PLU (page 113), on note :

  • La nécessité de requalifier globalement le bâti du cœur de ville de Voiron
  • La lutte contre l’habitat dégradé et / ou vacant
  • La préservation-mise en valeur de la richesse patrimoniale du centre-ville

Les chiffres sur les logements vacants ne baissent pas, quelles mesures ont d’ailleurs été prises ?
Le projet étudié pour la Rue Grande va à l’encontre de ces recommandations : la majorité a envisagé de raser cette artère plutôt que de la restaurer, alors que le site à une valeur historique forte (Réserve n° 8 du Commissaire enquêteur lors de la révision du PLU, document E23000112/38).

Des modifications de PLU pour bétonner

La majorité accusait souvent le PLU de 2010 d’être responsable de la bétonisation… Il était pourtant facilement modifiable afin de préserve la qualité architecturale et de freiner les projets excessifs. D’ailleurs le maire a su le modifier quand cela l’arrangeait : déjà en 2014, pour autoriser les logements sur le terrain Radiall, ou pour permettre la construction de 2 parkings silo et du siège King Jouet, à quelques centaines de mètres du site pourtant dédié aux activités économiques décidé avec la CAPV.

Ce dernier projet choque particulièrement depuis des mois, tant par sa dénaturation d’un quartier, que par la manière de l’imposer, et par son coût énorme pour les Voironnais⋅es : la privatisation, la bétonisation et l’aménagement complaisant du parking Tardy !
Nous avons déposé un recours.
Depuis, le maire sortant a contourné notre recours en reproposant le projet… avec un financement encore plus à la charge de notre ville ! Et les travaux avancent d’arrache-pied, malgré les procès en suspens, et le mécontentement des riverain⋅es et des usager⋅es…

L’adaptation au changement climatique pas organisée

Voiron Citoyenne a plaidé pendant tout le mandat pour la planification de la rénovation des écoles, gymnases et autres bâtiments municipaux, afin d’anticiper efficacement ces investissements lourds. Le maire alors rejetait « une planification rigide et soviétique » (Conseil Municipal du 24 Septembre 2025).

Pourtant, la Chambre des Comptes Régionale a pointé que la méthode d’opportunisme de la majorité en place était peu pertinente « Compte tenu de l’effort exigé pour réduire la consommation d’énergie d’au moins 40 % en 2030 par-rapport à 2010, la chambre doute que la seule logique d’opportunité liée aux cofinancements potentiels permette à Voiron d’atteindre l’objectif dans le délai imparti. » (Rapport d’observations définitives et sa réponse, commune de Voiron, l’accueil en école primaire publique, 2025)

Un nouveau PLU a minima sur l’environnement

Le Maire et l’adjoint à l’urbanisme présentaient le nouveau PLU comme exemplaire pour la préservation de notre environnement. Voiron Citoyenne a accueilli favorablement certaines dispositions effectivement intéressantes : préservation des espaces agricoles et naturels, limitation des impacts sur le climat…
Or celles-ci ne viennent pas d’une volonté politique, mais sont la transposition obligatoire des lois nationales votées depuis plusieurs années (Loi Climat Résilience de 2021, et objectif de Zéro Artificialisation Nette).
Le Commissaire Enquêteur du PLU a d’ailleurs alerté sur ce manque d’ambition (Réserve n° 14) : « peu de mesures à la hauteur de l’ampleur du changement climatique. Il s’en remet, pour nombre de dispositions, à la réglementation actuelle. » (document E23000112/38).

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