Le prochain Conseil Municipal de Voiron se tiendra ce mercredi 25 juin.
Voiron, 14 mai 2025, en pleine séance du Conseil municipal, une élue du groupe d’opposition Voiron Citoyenne demande au maire actuel un peu de respect.
Réponse de l’intéressé : « cessez de jouer comma ça les vierges effarouchées ».
Une formule élégante, digne d’un autre siècle, lancée sans trembler, dans l’enceinte républicaine d’une collectivité locale. Pas un froncement de sourcil dans la majorité. Pas une réaction officielle depuis. La banalité du sexisme ordinaire, version municipale.
On résume ?
- Une femme prend la parole.
- Elle demande du respect.
- Elle reçoit une remarque sexiste qui renvoie à la pureté, à la sexualité, et à l’hystérie supposée des femmes trop “sensibles”.
- Silence radio ensuite. Comme si tout ça était, au fond, une simple saute d’humeur langagière. Une anecdote. Une blague.
Petit rappel utile :
Ce type de propos n’a rien d’anodin. Il entre dans la définition d’une offense sexiste, prévue par la loi : « Tous propos ou comportements à connotation sexiste ou sexuelle qui portent atteinte à la dignité ou créent une situation intimidante, hostile ou offensante. »
Amende jusqu’à 3 750 €, voire peine de prison.
Mais bon, ce n’était “qu’une expression”… Vous savez, de celles qu’on n’a plus le droit de dire depuis seulement 30 ans.
En 2025, on demande l’impossible :
- Que des élu·es donnent l’exemple,
- Que le respect ne dépende pas du genre de la personne qui parle.
- Que les femmes puissent s’exprimer sans être renvoyées à leur prétendue “sensibilité”, “naïveté” ou “exagération hormonale”.
Alors non, Monsieur le Maire : nous ne sommes pas des “vierges effarouchées”.
Nous sommes des élues de l’opposition certes, mais déterminées à ce que ce genre de propos ne passe plus inaperçu.
Ni ici, ni ailleurs.
